Bienvenue dans le Comté Des Merveilles
Ce lieu mythique ressemble à s’y méprendre à ce pays réputé pour ses neiges éternelles qui s’unissent à une grande bleue. Le connaissez-vous ?
Perchés sur le plus haut des sommets, comme en équilibre sur le centre du monde, ouverts aux quatre vents, nos deux personnages Julie Là et Toinou dau Gourc plongent leurs regards jusqu’au niveau de la mer, où tous les horizons se confondent.
Parfois, ils quittent leur cime car une aventure les y appelle.
Complices, ils instaurent entre eux un dialogue confiant et taquin à la croisée des mondes : celui des hommes et des femmes, celui de l’humain et de sa nature, celui d’une génération et de sa suivante.
C’est enfin le lieu d’une rencontre entre le bon sens terrien d’un autochtone ancré depuis toujours dans ses traditions locales et les rêves d’une pèlerine égarée, cherchant par ici, sa route et son identité profonde.
Drapée dans sa pèlerine rouge, une plume poétique à la main, le personnage de Julie Là a préféré à son pays d’enfance, les cimes sauvages du Comté des Merveilles, qu’elle a découvertes au hasard de sa route.
Elle y voue un culte à cette nature, qu’elle tente d’apprivoiser, et qu’elle considère comme un maquis loin de son ancienne vie de citadine.
Si elle sort parfois de cette grotte qu’un vieux berger lui a donné pour abri, c’est par gourmandise pour les légendes et les chants qui résonnent depuis toujours dans ce pays qu’elle s’est choisi. Tandis que sa plume y puise l’inspiration, Julie Là commence à y tracer sa voix.
Le personnage de Toinou dau Gourc garde de son éducation campagnarde, l’authenticité de son mode de vie, de ses gestes en harmonie avec la nature. Et grâce à sa passion des livres et de la musique transmise par l’instituteur et le curé, il est devenu un joueur de fifre cultivé et apprécié dans les fêtes de toutes les vallées et même de la grande ville.
Il reste curieux de la vie moderne et a su ne pas s’enfermer dans un carcan identitaire qui empêche d’accueillir l’autre sans peur.
Ces deux là devaient se croiser un jour !
Xavier est né à Nice, originaire d’une famille de la vallée de la Vésubie.. Après des études musicales (1er prix du conservatoire de Nice: Flûte en 1984 et musique de chambre en 1985) puis techniques (Diplôme d’ingénieur de l’École Nationale d’Ingénieurs de Brest), il a exercé pendant 16 ans le métier d’ingénieur en télécommunications et depuis 2004, il exerce celui de sophrologue, mais il n’a jamais trahi ses premières amours : la musique, qu’il n’a cessé de pratiquer à travers plusieurs groupes, ainsi que l’écriture et le théâtre.
Président de l’association des fifres et tambours « Lou Mourtairet » de 2001 à 2013, il a été l’organisateur de la fête du fifre en Vésubie qui a rassemblé en 2013 plus de 250 musiciens. Il a rejoint en 2005 le groupe de musiques actuelles Nux Vomica et y a joué jusqu’en 2023.
Il a été musicien co-fondateur du groupe Lu Rauba Capèu qui s’est produit de 2006 à 2016, à raison d’une cinquantaine de dates par an, sur la plupart des scènes des festivals occitans.
En 2017, il co-fonde avec Jean Cléricy le batteur des Rauba Capèu le groupe Lou Baldaqui qui animera nombre de balèti/concert jusqu’en 2022.
En 2023, associé à Julie Là, ils fondent le balèti Dous de Dous qui continue de se développer.
Il crée et incarne seul en scène, en 2006, le personnage de Toinou Dau Gourc, un vieux berger de la haute Vésubie, né il y a fort fort longtemps au milieu de la forêt, interrompant la cueillette de champignons de sa maman. Dans une famille aimante, mais où le travail de la terre était une question de survie et s’effectuait sans avoir connu de changement depuis des millénaires, il a su se cultiver au contact des institutrices et des prêtres. De cette enfance rustique mais érudite, il gardera à la fois son bon sens paysan, les deux pieds dans la terre, et une ouverture d’esprit qui lui permettra de rencontrer l’Autre et la Vie, sans préjugés ni peurs et avec philosophie.
Ce sera le cas lorsqu’il fera la connaissance de Kamel, le jeune délinquant de la cité ou encore lorsqu’il se liera d’amitié avec Sergio, le patron bourru d’un petit bar du babazouk (le Vieux-Nice) ou qu’il apprendra à utiliser un smartphone, voire à déjouer la surveillance d’une intelligence artificielle…
Ses spectacles : « Que braià mi meti ? », « Le chemin des 7 Bouddhas », « Babazouk Roussignol » (avec Serge Dotti), « Ma grand-mère brave femme », « Une page de vie moderne » puis plus récemment «Tous libérés, EHPAD quartier» ont tous reçu un très bel accueil du public d’ici et d’ailleurs.
Comme son personnage, Xavier vit en montagne, y joue du fifre, y trouve des champignons. Un peu en marge des conditionnements de son époque, il y cherche une forme de vie plus humaniste. Son personnage de Toinou dau Gourc et les aventures qu’il lui fait vivre, c’est donc un peu de sa vie qu’il nous raconte. Mais au delà de ce témoignage, c’est une forme d’idéal qu’il veut nous faire partager : l’aspiration à une vie simple dans laquelle l’humour et l’ouverture du cœur nous aideraient à surmonter nos peurs.
Julie Là est une sorcière !
C’est ce qui se dit dans les villages du Comté des Merveilles…
Elle vit là-haut, dans les montagnes, toute seule, dans une grotte qui servait d’abri aux bergers d’autrefois.
Qu’est-ce qu’elle peut bien y mijoter…
Y’a seulement le vieux Toinou dau Gourc qui approche son antre.
Il nous rapporte qu’elle n’est pas méchante du tout… Peut-être un peu méfiante au début. Peut-être un peu rustre, comme nous tous dans ces montagnes rudes… Il nous raconte qu’elle s’est abritée là, loin de la ville, loin des Hommes, pour vivre en accord avec sa vraie nature.
Elle passerait ses journées à contempler Dame Nature, à l’écrire, à la chanter, à pleurer ses blessures, à aimer cette terre, ses bienfaits comme sa force insoumise…
Que oui, elle cultive quelques plantes médicinales, mais rien qui puisse empoisonner nos vies !
Que oui, elle a recueilli une petite louve noire qui lui sert de chienne de garde, mais que celle-ci fait la fête à qui montre patte blanche…
Que si cette Julie Là dansait nue sous la pleine lune, ça ne ferait de tort à personne…
Et que craignons-nous à ce qu’elle sache entendre les histoires des vieilles pierres?
Non, elle ne ferait rien de mal si l’on en croit ce vieux Toinou… Mais enfin… Ce Toinou, il passe son temps à raconter des histoires et à jouer de la flûte ou du pipeau, alors…
Et puis quoi…? Vous trouvez ça normal qu’une femme se comporte de la sorte ?
Non… C’est louche tout ça !